On peut trouver l’origine de l’endurance dans l’équitation militaire.
La cavalerie, longtemps élément décisif pour gagner des guerres , s’est aussi servie du cheval comme moyen rapide pour la communication des messages. Déjà à l’époque des invasions, les peuples « barbares » faisaient fréquemment de 80 à 100 kms par jour au cours de leurs migrations.Avançons beaucoup plus tard dans l’histoire: on note pendant la guerre de Sécession aux USA des résultats les plus étonnants comme le raid du général Morgan parcourant en 24 heures avec 2500 chevaux une distance de 161 km.
L’ Europe n’est pas en retard: en 1870, un escadron de chasseurs parcourt 95 kms en 10 heures, en ordre de combat ! Un lieutenant azllemand parcourt 127 kms avec son petit groupe de cavaliers en 15 heures, « sans que les chevaux en aient souffert le moins du monde » pour une mission de reconnaissance.
Naissance d’une discipline :
A partir de cette époque, la plupart des commandements militaires européensveulent tester la résistance de leurs chevaux. Ils mettent alors une épreuve initialement appelée « reconnaissance d’officier » consistaint à parcourir avec le même cheval, sur un ou plusieurs jours, des distances très importantes dans une situation se rapprochant le plus possible de la réalité du combat.
Ces « reconnaissances d’officiers »deviennent un peu à la fois en courses de résistance puis des réelles épreuves sportives comprenant des rencontres internationales, où s’affronte l’élite des chevaux et des officiers des différentes armées européennes.
« Le 27 août 1902, le raid Bruxelles-Ostende (132 kms) fut à ce titre une des épreuves les plus célèbres ».
Dans la deuxième partie du 20 °siècle,avec la démocratisation de l’équitation , se développe en europe à côté des diciplines dites classiques un mouvement crée par des cavaliers qui veulent pratiquer une équitation au contact de la nature et des grands espaces, hors des manèges traditionnels.
En même temps aux USA on redécouvre les valeurs de l’équitation des anciens cow- boys et de la cavalerie américaine avec les courses de longue distance après lesquelles les montures devaient être rpésentées en parfaite condition physique: c’est la naissance de l’endurance aux USa vers les années 1950, avec des contrôles vétérinaires au cours des épreuves.En 1954 est ainsi organisé dans le grand ouest américain la Tevis Cup, premier raid d’endurance sur 160 km formalisé comme une compétition sportive.
La nouvelle discipline s’exporte d’abord en Australie puis en Europe vers 1970.
Ainsi en France , un premier raid d’endurance équestre de 130 km est organisé autour de Florac en septembre 1975 selon les règles de la Tevis Cup. En juin 1976 à l’occasion du bi-millénaire de la ville de Rodez, un raid de 100 km se déroule en Aveyron.
D’autres épreuves apparaissent comme l’autre grande classique française : les 2 jours de Montcuq dans le Lot disputés sur 2 x 100 km. La discipline s’organise et se crée le Comité National des Raids d’Endurance Equestre (CNREE), alors que la FEI s’y intéresse avec un premier Championnat d’Europe en 1984,à Florac.
En 1986, ont lieu les premiers championnats du monde près de Rome avec 11 nations . Les cavalières américaines prennent le titre individuel en mains et ne vont plus le lâcher jusqu’au Mondial de 2000 de Compiègne où elles doivent céder la place aux Françaises Maya-Killa Perringérard, Cécile Miletto et Dominique Payen.